je m’en vais ce matin pêcher le skrei en Norvège

le skrei est un gros cabillaud blanc qui vit dans la Mer de Barents,
et qui se pêche au Nord de la Norvège,
autour des Lofoten, c’est-à-dire là …

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plus d’infos sur le skrei sur le site des produits de la Mer de Norvège
retrouvez la trilogie du skrei sur Via Michelin
(avec des photos d’Alen Méaulle)

Épisode 1 : à la pêche au skrei (30 mars 2009)
Épisode 2 : le skrei à Rungis (à suivre)
Épisode 3 : le skrei dans les étoiles (à suivre)

j’ai déjà écrit une brève sur le skrei, dans Gazoline …

le skrei, poisson miracle de Norvège
Êtes-vous le copain de votre poissonnier ? Sinon, devenez-le vite pour qu’il accepte de vous trouver du skrei, le poisson miracle de Norvège qui n’est pêché que quelques jours dans l’année, seulement quelques heures par jour, jamais le dimanche et uniquement par des pêcheurs norvégiens !
Il est difficilement disponible en France du début du mois de février à la fin du mois de mars.
Dur à pêcher, difficile à trouver, c’est un poisson qui se mérite ! au fait, connaissez-vous le skrei, qui est à l’océan ce que le caviar est à la Gironde ?
Le skrei, du viking ” skrida ” qui veut dire ” migrer “, passe les premières années de sa petite vie de poisson à se l’écailler dans les eaux pures et très froides de la Mer de Barents, au Nord de la Norvège.
Quand sa crise d’adolescence éclate, il claque la porte, plouf ! et il s’en va traîner avec ses potes vers les îles Lofoten, où il fraye sans modération avec les femelles qui zonent dans les Fjords.
Le Skrei n’est pas un poisson précoce : pour frayer, il attend souvent l’âge de sept ou huit ans, les plus prudents restent entre les nageoires de papa et maman jusqu’à leurs douze ans !
Depuis plus de mille ans, le Skrei n’est pêché au large des îles Lofoten que pendant sa période de reproduction, difficile à prévoir, tant le Skrei est capricieux et … imprévisible.
Le pauvre termine parfois sa première histoire d’amour dans les cales des bateaux des sadiques pêcheurs Norvégiens qui l’enverront dans votre assiette, si votre poissonnier se montre à la hauteur, où si vous décidez de vous payer le resto.
Il faut goûter au Skrei au moins une fois dans sa vie, à sa chair ferme d’une blancheur exceptionnelle qui lui donne un goût assez surprenant, à sa langue et à ses œufs.
Si vous avez un ado à la maison, racontez-lui aussi l’histoire triste du pauvre Skrei de Norvège, pour qu’il se méfie des femelles qui zonent dans les Fjords, et accessoirement des pêcheurs norvégiens !

paru dans Gazoline 55 de mars 2000
© Pierre-Brice LEBRUN & Gazoline

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en voilà un, de skrei, dans les bras d’un pêcheur norvégien


Opodo