en direct de Madagascar …
j’ai récemment passé pas loin d’un mois à Madagascar,
avec Alen Méaulle
qui a mis en ligne, sur son site, quelques photos de là-bas,
nous y avons réalisé plusieurs sujets, pour Vues d’ailleurs (l’inflight de Corsairfly),
pour VOYAGES plus (le mensuel gratuit des spécialistes du voyage),
et pour Gazoline, sur les fabuleux taxis de Tana,
un article que vous retrouverez un peu plus bas sur cette page,
juste avant le carnet d’adresses (qui arrive),
François Pralus, chocolatier voyageur
in Vues d’ailleurs n° 61 de juin - août 2008
vdachocolat.pdf
il ne manque que les légendes …
le Village et ses Antananavires en bois
in Vues d’ailleurs n° 65 de février - avril 2009
corsairfly65madagascar.pdf
les zébus d’Antsirabé
(bientôt en ligne)
le cacao de Madagascar
in VOYAGES plus n° 19 de mai 2009
Les taxis de Tana
in Gazoline 149 de septembre 2008
Le musée de voitures anciennes d’Antananarivo est installé dans la rue : pour le visiter, de jour comme de nuit, pas besoin de billet, il n’y a qu’à prendre un taxi …
Ils sont une vingtaine, garés en vrac place de l’Indépendance.
On les reconnaît facilement : de couleur plus ou moins crème, ils arborent sur le toit une pancarte jaune, souvent écrite à la main.
Ils sont officiellement 1.200 à écumer le centre-ville de Tana, le surnom affectueux donné à la capitale de Madagascar : des Simca, quelques Peugeot, pas mal de Renault et de Citroën, aucune Allemande et peu de Japonaises. Le nombre fait sourire les autorités, qui rectifient : 1.200 au moins. Officiellement.
Place de l’Indépendance, il y a une Simca 1000, une R12, une R16, une R18 America et des 4L.
Des 4L ! à Tana, elles sont tellement nombreuses qu’on dit « prendre une 4L » plutôt que « prendre un taxi ».
Les chauffeurs, très intrigués par le Gazoline que je leur montre, ont du mal à comprendre le concept même de « collectionner des voitures anciennes » : des Français restaurent, pour le plaisir, des 4L qu’ils achètent à la casse ? ça les dépasse ! Eux, ils ont pris ce qu’ils ont trouvé, les reliefs de la colonisation : ces populaires françaises ont l’avantage de ne pas trop consommer (il faut dire qu’elles ont toutes été bien allégées), d’être facile à entretenir, à réparer : avec du fil de fer, un marteau et des élastiques, un mécano malgache fait des miracles !
L’attraction
Comme on ne trouve pas de pièces détachées, ou alors, bien trop cher pour pouvoir se les acheter, les garagistes les usinent eux-mêmes, ou les adaptent.
Les moteurs sont impressionnants : sur certains, il n’y a plus une seule pièce d’origine, celui de cette 2CV, par exemple, est plus petit qu’un moteur de Solex (ou de tondeuse, j’hésite).
Une Ami6 nous rejoint, suivie d’une Diane qui ne va pas tarder à perdre ses roues.
Pas de panique : dans le coffre, il y a de quoi réparer !
Les portes arrière de l’Ami6 ferment avec des tendeurs de vélo.
On nous a parlé d’une Dauphine encore en activité, et même d’une Traction : la Traction, c’est vrai, mais elle ne sort que la nuit. On nous indique l’endroit où, le plus souvent, elle attend le client : chaque chauffeur a ses petites habitudes. La Dauphine, c’est vrai aussi, mais son proprio est à la retraite, il ne fait que quelques courses, de temps en temps, et personne ne sait où il habite exactement.
Par contre, il y a une 203 qui passe ses après-midi devant le Plaza.
Nous partons, en taxi, à la recherche de la 203.
Tana-Strasbourg
Les taxis de Tana sont dépourvus de compteur (et de tout un ras d’autres choses qu’il serait trop long de lister, freins, amortisseurs, clignotants, plancher, poignées de portes), il faut donc soigneusement négocier le prix de la course avant de démarrer : pour un trajet urbain, comptez de 2.000 à 5.000 ariarys (de un à trois euros). Une fortune, quand on sait qu’un million d’ariarys (500 euros) constituent un salaire mensuel de rêve auquel peu accèdent, et qu’une place de taxi B coûte (en ville) 300 ariarys (10 centimes d’euro, puisqu’un euro vaut environ 2.500 ariarys).
Les taxis B, ce sont les taxis collectifs, privés, souvent surchargés dans cette ville de trois millions d’habitants, très étendue, qui compte de nombreuses collines et aucun transport public : ni train (seuls des trains de marchandises, peu nombreux, circulent sur de rares voies à travers le pays), ni bus, ni, évidemment, métro (pourtant, vu le nombre de trous dans la chaussée, ça ne devrait pas être trop dur à creuser).

Garage improvisé sur les hauteurs de Tana
© Alen Méaulle
Les taxis B (des minibus japonais souvent assez neufs) relient entre eux les différents quartiers, le centre avec la banlieue, et Tana avec le reste du pays : quand ils quittent la ville, ils deviennent des taxis-brousses (sinon, c’est le B de « grand », en malgache). Ils empruntent des Nationales, indiquées par les mêmes bornes que « chez nous », blanches et rouges, sauf que la Nationale 4 ne traverse plus le Val-de-Marne avant de rejoindre Strasbourg via Nancy, elle file vers Majunga, au nord-ouest du pays (580 kilomètres qui se font en 10 heures de taxi B, pour 25.000 ariarys, 15 euros).
Jamais 203
Les taxis de Tana, c’est de bonne guerre, ont tendance à augmenter les tarifs quand ils chargent un vazaha (un blanc), mais les expats, installés parfois à Mada depuis longtemps, et les zanatan (les blancs nés à Mada), ne se laissent pas faire : les taxis n’ont alors pas d’autres choix que de traquer le (rare) touriste, ou l’homme d’affaires, qui ne voyage pas avec son chauffeur personnel (très conseillé à Mada, et pas cher).
Les Malgaches, débrouillards, ont opté pour une autre solution, à Antisrabé, à trois heures de route de Tana (parler en kilomètres, à Mada, n’a aucun sens) : le pousse-pousse. Mais Tana est trop vallonnée pour les tireurs de pousse-pousse, et les rues de ses quartiers résidentiels sont souvent pavées.
La 203 n’est pas là, ou plus exactement : elle n’est plus là. Elle vient de partir, il y a dix minutes, pour emmener un vazaha dans le quartier des ministères.
Si on se dépêche …
Quand ça veut pas …
On se dépêche. Les trottoirs, bordés d’échoppes, débordent sur la rue, les passants se fichent des passages pour piétons, les conducteurs, des piétons et des priorités : pour traverser, il faut courir.
Ou attendre. Longtemps.
Heureusement, quand les vélos et les zébus ralentissent l’infernale circulation, on arrive à se faufiler. Il n’y a qu’un seul feu rouge, à Mada (pas à Tana, à Mada !), et il ne fonctionne plus depuis, depuis ?
Le chauffeur hésite : il croit que son père l’a bien connu, mais il n’en est pas sûr.
Ici, ça coince, donc, ça klaxonne : une fuite d’eau dans une canalisation a transformé une ornière en piscine, ce qui plaît beaucoup aux gamins des environs (il fait quand même pas loin de 30°, et il n’y a pas de vent).
La 203 est repartie. On fait un saut dans le coin préféré de la Traction, où il n’y a que des 4L et des R12 …
La 203, on l’a poursuivie trois jours, la Traction, trois nuits, pour la Dauphine, on a interrogé tout le monde : sans succès.
Et puis, on est reparti.
Sur la route de l’aéroport, croyez-moi, croyez-moi pas, la 203 nous a croisés. Le temps qu’on s’en remette et la Traction nous est passée sous le nez, juste avant que la Dauphine ne quitte l’aéroport, à la seconde même où nous y sommes arrivés. Même pas le temps d’attraper un des appareils photos qui dormaient dans le coffre !
Voilà une nouvelle idée de séjour à Mada : Safari de 203 …
le carnet d’adresses à Mada
je vous recommande une seule agence,
installée à Tana : Océane Aventure !
c’est ce qu’on appelle un réceptif, c’est-à-dire une agence qui vous reçoit,
pas une agence qui vous fait partir …
Océane Aventure vous organise votre séjour “à la carte”
selon votre budget
selon vos envies
selon vos centres d’intérêt,
elle met à votre disposition voiture, chauffeur
(le chauffeur est indispensable, à Mada)
elle vous réserve vos hôtels préférés, vos billets d’avion …
croyez-moi : vous pouvez faire confiance à Océane Aventure !
Dans le quartier d’Isoraka (Antananarivo)
Hôtel*** du Louvre, 4, place Tsiranana, +261 20 22 390 00
(chambres de 75 à 130 euros, dans un bâtiment Eiffel des années 30)
Rova Hôtel***, rue du docteur Villette, +261 20 22 292 77
(chambres de 52 à 75 euros)
Chez Sucett’s (resto malgache et créole), 23, rue Raveloary, +261 20 22 261 00
Ku Dé Ta (resto-bar assez cher), 16, rue de la Réunion, +261 20 22 281 54
(il me semble qu’il y a aussi des chambres …)
La Boussole (resto-bar), 21, rue du docteur Villette, +261 20 22 358 10
Le Sud (resto-bar), 23, rue du docteur Villette, +261 20 22 310 22
Zébu Original Bistrot, 28, rue du docteur Villette
(je crois que c’est fermé, je n’en suis pas sûr)
Et aussi, ailleurs en centre ville …
Guest House*** Les 3 Métis, Tana Centre Ville (Face Station Jovenna),
+261 20 22 359 83 (de 46 à 92 euros la chambre)
Le petit verdot (bistrot, resto bar à vins), Ambatonakanga (face au CITE),
+261 20 22 392 34
Maison d’hôtes Le Manoir, 3, rue Andriba, Mahamasina Sud, +261 20 657 95
(chambres à partir de 30 euros dans une superbe bâtisse)
Hôtel*** & Spa Royal Palissandre, 13, rue Andriandahifotsy, Faravohitra,
+261 20 22 605 60 (entre 75 et 100 euros la chambre)
Et aussi, à Nosy Bé …
Hôtel** Les Boucaniers, Ambatoloaka (Nosy Bé),
+261 32 02 67 520
(de 45 euros la chambre à 95 euros la suite, en pleine jungle, à quelques mètres de la plage et du village, dans un fortin de pirates reconstitué à flanc de montagne … j’ai beaucoup aimé cet hôtel, moins l’île de Nosy Bé)

l’hôtel Les Boucaniers
© Alen Méaulle
Restaurant La table d’Alexandre, route d’Andilana, Antsoa (Nosy Bé),
+261 20 86 635 19
Restaurant Chez Angeline, Ambatoloaka (Nosy Bé), +261 32 02 677 78
Et aussi, à Antsirabé …
ça vient, ça vient …




