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escale à Madagascar (Océan Indien)

J’ai récemment passé pas loin d’un mois à Madagascar,
avec le photographe Alen Méaulle
(il a mis en ligne sur son site quelques photos ramenées de là-bas).

Image de prévisualisation YouTube le groupe réunionnais Ziskakan
emmené par Gilbert Pounia
a consacré une chanson (et un clip magnifique)
à Madagascar

Nous avons à Madagascar réalisé plusieurs sujets,
pour Vues d’ailleurs, l’inflight de Corsairfly,
pour VOYAGES plus, le mensuel gratuit des spécialistes du voyage,
pour ViaMichelin, le web hebdo-magazine du voyage et de la gastronomie,
et pour Gazoline (sur les étonnants taxis de Tana).

François Pralus, chocolatier voyageur
in Vues d’ailleurs n° 61 de juin – août 2008
escale à Madagascar (Océan Indien) dans trucs & ficelles pdfvdachocolat.pdf
il ne manque que les légendes …

le Village et ses Antananavires en bois
in Vues d’ailleurs n° 65 de février – avril 2009
pdf dans trucs & ficelles corsairfly65madagascar.pdf

les zébus d’Antsirabé
le cacao de Madagascar
Antsirabé, la Vichy des Hauts-Plateaux
sur le site ViaMichelin (15 septembre 2011)

le cacao de Madagascar
in VOYAGES plus n° 19 de mai 2009
pdf madacacao.pdf

Le 8 avril 1931 dans le ciel : Raid aérien France – Madagascar
Les pilotes René Lefèvre et Charles Demazières ont relevé un superbe défi, celui de réaliser un long raid aérien entre la France et l’île de Madagascar : partis tous les deux le 16 novembre 1930, du Bourget, en région parisienne, ils sont enfin arrivés à destination le 8 avril 1931, après avoir parcouru une distance de 12 200 kilomètres.

Pour ce raid, René Lefèvre a acquis, en octobre 1930, un monoplan monomoteur Potez 36-14 baptisé Migrateur, doté d’un moteur Renault 4Bp de quatre cylindres en ligne, pouvant développer une puissance de 95 chevaux et équipé d’une hélice Merville. Son ami Charles Demazières, qui l’accompagne dans cette aventure, est aux commandes du même type d’appareil. Henry Potez doit une fière chandelle aux deux hommes qui auront permis au Potez 36, petit monoplace d’un peu plus de sept mètres de longueur à ailes repliables, de se faire un nom dans le monde de l’aviation, après ce périple de plus de quatre mois qui n’aura connu qu’un seul contretemps : la rupture de l’hélice du Potez de Demazières.
Source : Air Journal (avril 2011)

Les taxis de Tana
in Gazoline 149 de septembre 2008

Le musée de voitures anciennes d’Antananarivo est installé dans la rue : pour le visiter, de jour comme de nuit, pas besoin de billet, il n’y a qu’à prendre un taxi …

Ils sont une vingtaine, garés en vrac place de l’Indépendance.
On les reconnaît facilement : de couleur plus ou moins crème, ils arborent sur le toit une pancarte jaune, souvent écrite à la main.
Ils sont officiellement 1.200 à écumer le centre-ville de Tana, le surnom affectueux donné à la capitale de Madagascar : des Simca, quelques Peugeot, pas mal de Renault et de Citroën, aucune Allemande et peu de Japonaises. Le nombre fait sourire les autorités, qui rectifient : 1.200 au moins. Officiellement.

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© Alen Méaulle

Place de l’Indépendance, il y a une Simca 1000, une R12, une R16, une R18 America et des 4L.
Des 4L ! à Tana, elles sont tellement nombreuses qu’on dit « prendre une 4L » plutôt que « prendre un taxi ».

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© Alen Méaulle

Les chauffeurs, très intrigués par le Gazoline que je leur montre, ont du mal à comprendre le concept même de « collectionner des voitures anciennes » : des Français restaurent, pour le plaisir, des 4L qu’ils achètent à la casse ? ça les dépasse ! Eux, ils ont pris ce qu’ils ont trouvé, les reliefs de la colonisation : ces populaires françaises ont l’avantage de ne pas trop consommer (il faut dire qu’elles ont toutes été bien allégées), d’être facile à entretenir, à réparer : avec du fil de fer, un marteau et des élastiques, un mécano malgache fait des miracles !

L’attraction
Comme on ne trouve pas de pièces détachées, ou alors, bien trop cher pour pouvoir se les acheter, les garagistes les usinent eux-mêmes, ou les adaptent.
Les moteurs sont impressionnants : sur certains, il n’y a plus une seule pièce d’origine, celui de cette 2CV, par exemple, est plus petit qu’un moteur de Solex (ou de tondeuse, j’hésite).

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© Alen Méaulle

Une Ami6 nous rejoint, suivie d’une Diane qui ne va pas tarder à perdre ses roues.
Pas de panique : dans le coffre, il y a de quoi réparer !
Les portes arrière de l’Ami6 ferment avec des tendeurs de vélo.
On nous a parlé d’une Dauphine encore en activité, et même d’une Traction : la Traction, c’est vrai, mais elle ne sort que la nuit. On nous indique l’endroit où, le plus souvent, elle attend le client : chaque chauffeur a ses petites habitudes. La Dauphine, c’est vrai aussi, mais son proprio est à la retraite, il ne fait que quelques courses, de temps en temps, et personne ne sait où il habite exactement.
Par contre, il y a une 203 qui passe ses après-midi devant le Plaza.
Nous partons, en taxi, à la recherche de la 203.

Tana-Strasbourg
Les taxis de Tana sont dépourvus de compteur (et de tout un ras d’autres choses qu’il serait trop long de lister, freins, amortisseurs, clignotants, plancher, poignées de portes), il faut donc soigneusement négocier le prix de la course avant de démarrer : pour un trajet urbain, comptez de 2.000 à 5.000 ariarys (de un à trois euros). Une fortune, quand on sait qu’un million d’ariarys (500 euros) constituent un salaire mensuel de rêve auquel peu accèdent, et qu’une place de taxi B coûte (en ville) 300 ariarys (10 centimes d’euro, puisqu’un euro vaut environ 2.500 ariarys).
Les taxis B, ce sont les taxis collectifs, privés, souvent surchargés dans cette ville de trois millions d’habitants, très étendue, qui compte de nombreuses collines et aucun transport public : ni train (seuls des trains de marchandises, peu nombreux, circulent sur de rares voies à travers le pays), ni bus, ni, évidemment, métro (pourtant, vu le nombre de trous dans la chaussée, ça ne devrait pas être trop dur à creuser).

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Garage improvisé sur les hauteurs de Tana
© Alen Méaulle

Les taxis B (des minibus japonais souvent assez neufs) relient entre eux les différents quartiers, le centre avec la banlieue, et Tana avec le reste du pays : quand ils quittent la ville, ils deviennent des taxis-brousses (sinon, c’est le B de « grand », en malgache). Ils empruntent des Nationales, indiquées par les mêmes bornes que « chez nous », blanches et rouges, sauf que la Nationale 4 ne traverse plus le Val-de-Marne avant de rejoindre Strasbourg via Nancy, elle file vers Majunga, au nord-ouest du pays (580 kilomètres qui se font en 10 heures de taxi B, pour 25.000 ariarys, 15 euros).

Jamais 203
Les taxis de Tana, c’est de bonne guerre, ont tendance à augmenter les tarifs quand ils chargent un vazaha (un blanc), mais les expats, installés parfois à Mada depuis longtemps, et les zanatan (les blancs nés à Mada), ne se laissent pas faire : les taxis n’ont alors pas d’autres choix que de traquer le (rare) touriste, ou l’homme d’affaires, qui ne voyage pas avec son chauffeur personnel (très conseillé à Mada, et pas cher).
Les Malgaches, débrouillards, ont opté pour une autre solution, à Antisrabé, à trois heures de route de Tana (parler en kilomètres, à Mada, n’a aucun sens) : le pousse-pousse. Mais Tana est trop vallonnée pour les tireurs de pousse-pousse, et les rues de ses quartiers résidentiels sont souvent pavées.
La 203 n’est pas là, ou plus exactement : elle n’est plus là. Elle vient de partir, il y a dix minutes, pour emmener un vazaha dans le quartier des ministères.
Si on se dépêche …

Quand ça veut pas …
On se dépêche. Les trottoirs, bordés d’échoppes, débordent sur la rue, les passants se fichent des passages pour piétons, les conducteurs, des piétons et des priorités : pour traverser, il faut courir.
Ou attendre. Longtemps.
Heureusement, quand les vélos et les zébus ralentissent l’infernale circulation, on arrive à se faufiler. Il n’y a qu’un seul feu rouge, à Mada (pas à Tana, à Mada !), et il ne fonctionne plus depuis, depuis ?
Le chauffeur hésite : il croit que son père l’a bien connu, mais il n’en est pas sûr.
Ici, ça coince, donc, ça klaxonne : une fuite d’eau dans une canalisation a transformé une ornière en piscine, ce qui plaît beaucoup aux gamins des environs (il fait quand même pas loin de 30°, et il n’y a pas de vent).
La 203 est repartie. On fait un saut dans le coin préféré de la Traction, où il n’y a que des 4L et des R12 …
La 203, on l’a poursuivie trois jours, la Traction, trois nuits, pour la Dauphine, on a interrogé tout le monde : sans succès.
Et puis, on est reparti.
Sur la route de l’aéroport, croyez-moi, croyez-moi pas, la 203 nous a croisés. Le temps qu’on s’en remette et la Traction nous est passée sous le nez, juste avant que la Dauphine ne quitte l’aéroport, à la seconde même où nous y sommes arrivés. Même pas le temps d’attraper un des appareils photos qui dormaient dans le coffre !
Voilà une nouvelle idée de séjour à Mada : Safari de 203 …


Opodo

le carnet d’adresses à Mada

Je vous recommande une agence, installée à Tana : Océane Aventure !
c’est ce qu’on appelle un réceptif, c’est-à-dire une agence qui vous reçoit,
pas une agence qui vous fait partir …
Océane Aventure vous organise votre séjour « à la carte »
selon votre budget
selon vos envies
selon vos centres d’intérêt,
elle met à votre disposition voiture, chauffeur
(le chauffeur est indispensable, à Mada)
elle vous réserve vos hôtels préférés, vos billets d’avion …
croyez-moi : vous pouvez faire confiance à Océane Aventure !

Je vous conseille aussi Absolu Voyages
une agence française
installée en France (du coup)
spécialiste des « voyages à la carte en dehors des sentiers battus »
(à Mada et ailleurs, à pied, en voiture, ou à cheval)

Dans le quartier d’Isoraka (Antananarivo)

Hôtel*** du Louvre, 4, place Tsiranana, +261 20 22 390 00
(chambres de 75 à 130 euros, dans un bâtiment Eiffel des années 30)

Rova Hôtel***, rue du docteur Villette, +261 20 22 292 77
(chambres de 52 à 75 euros)

Chez Sucett’s (resto malgache et créole), 23, rue Raveloary, +261 20 22 261 00

Ku Dé Ta (resto-bar assez cher), 16, rue de la Réunion, +261 20 22 281 54
(il me semble qu’il y a aussi des chambres …)

La Boussole (resto-bar), 21, rue du docteur Villette, +261 20 22 358 10

Le Sud (resto-bar), 23, rue du docteur Villette, +261 20 22 310 22

Zébu Original Bistrot, 28, rue du docteur Villette
(je crois que c’est fermé, je n’en suis pas sûr)

Et aussi, ailleurs en centre ville …

Guest House*** Les 3 Métis, Tana Centre Ville (Face Station Jovenna),
+261 20 22 359 83 (de 46 à 92 euros la chambre)

Le petit verdot (bistrot, resto bar à vins), Ambatonakanga (face au CITE),
+261 20 22 392 34

Maison d’hôtes Le Manoir, 3, rue Andriba, Mahamasina Sud, +261 20 657 95
(chambres à partir de 30 euros dans une superbe bâtisse)

Hôtel*** & Spa Royal Palissandre, 13, rue Andriandahifotsy, Faravohitra,
+261 20 22 605 60 (entre 75 et 100 euros la chambre)

Et aussi, à Nosy Bé …

Hôtel** Les Boucaniers, Ambatoloaka (Nosy Bé),
+261 32 02 67 520
(de 45 euros la chambre à 95 euros la suite, en pleine jungle, à quelques mètres de la plage et du village, dans un fortin de pirates reconstitué à flanc de montagne … j’ai beaucoup aimé cet hôtel, moins l’île de Nosy Bé)

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l’hôtel Les Boucaniers
© Alen Méaulle

Restaurant La table d’Alexandre, route d’Andilana, Antsoa (Nosy Bé),
+261 20 86 635 19

Restaurant Chez Angeline, Ambatoloaka (Nosy Bé), +261 32 02 677 78

Et aussi, à Antsirabé, dans mon article paru sur le site ViaMichelin

2 Réponses à “escale à Madagascar (Océan Indien)”

  1. Berthomier dit :

    Bonjour,
    Ce petit mot concerne le domaine Millot, dans mon site sur Mada, je parle effectivement des 80 km de routes et des 50 000 hectares du domaine Millot. Vous parlez de légende ou de réalité.

    (On raconte que 80 km de routes sillonnent le domaine, qui s’étendrait sur plus de 50 000 hectares. Entre légende et réalité, le propriétaire refuse de confirmer).

    La vérité oui et non, je m’explique, à cette époque, Lucien Millot, pour faire prospérer son domaine a rencontré la reine Sakalave de la région, cette reine a permis à L. Millot de créer son domaine sur son territoire, il pouvait donc exploiter l’ensemble du territoire, les 50000 hectares, l’ensemble ne possède pas de bornes comme nous l’entendons habituellement.
    La relation très fusionnelle avec cette reine a donné naissance à des enfants, qu’il a reconnu et qui portent aujourd’hui le nom de Tollim.
    Simplement les lettres inversées de Millot.
    Un véritable missionnaire.
    Il aura tout de même 3 enfants avec sa femme légitime, Monique , Paule et Nicole, j’ai bien connu sa fille Monique, maintenant décédée à Nice.
    Voila légende ou vérité, à vous de voir.
    Bravo pour vos articles.
    Cordialement

  2. athine9at dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre récit de voyage, ce qui motive le plus les chauffeurs de taxi à choisir ces anciennes voitures ici c’est surtout qu’elles sont en général de faible consommation, donc histoire d’économiser un peu avec les dépenses de carburant. Et pour les voyageurs, ces anciens véhicules ont un tarif un peu plus bas que les autres voitures donc ça roule toujours. Il n’y a rien d’étonnant que ça forme vraiment un parc à voitures anciennes et c’est avec eux qu’on peut profiter de la beauté des paysages de Tana à un prix assez raisonnable.

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