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escale à La Rochelle (Charente-Maritime)

Le hasard fait que j’ai récemment effectué plusieurs séjours à La Rochelle, et que j’y retourne souvent (le hasard, toujours le hasard), ce qui me permet de tenir à jour le carnet d’adresses -incomplet, forcément incomplet- que je vous suggère ici.

J’ai sillonné un quartier, le quartier de la Chaîne, aux pieds de la Tour du même nom, aussi appelé quartier du Vieux Port, qui condense une grande partie de la vie nocturne et gourmande de la Cité : c’est l’endroit idéal pour l’apprécier.
J’y ai testé (presque) tous les restos (il s’en ouvre sans cesse), et j’en recommande ici moins de la moitié (c’est dire si la sélection est drastique !).

Le quartier de la Chaîne est idéalement situé : il permet de rejoindre facilement, à pied, la plage de la Concurrence (mais il ne faut pas faire confiance, pour manger, aux restos qui s’y sont installés), le parc Charruyer, les allées du Mail et le parc Frank Dumas, mais aussi, de l’autre côté, le quartier Saint-Nicolas (l’autre quartier vivant aux rues piétonnes ou presque), le centre-ville, l’aquarium (superbe), le musée maritime (très intéressant), le quartier en bois du Gabut, le Port des Minimes (en bateau) et la gare SNCF …

On peut même faire la route en bateau, avec le bus de mer ou le passeur électrique, pour découvrir La Rochelle de la mer : départs aux pieds de la tour de la Chaîne.
On peut aussi emprunter un Yello, un vélo (jaune) en libre-service, pour pédaler à travers la ville (t’y vas comment ? j’y vais en yélo !).
Il n’est pas bête d’acheter le Pass Rochelais, pour faire des économies (Office de tourisme, 05 46 41 14 68).
C’est aussi du quartier de la Chaîne que partent les vedettes d’Inter Iles, qui desservent les îles d’Aix, de Ré et d’Oléron …
On peut en train visiter les alentours, style Aytré, Angoulins, Châtelaillon et Rochefort … ou, en voiture, pousser jusqu’à Saintes, Royan ou Saint-Palais, pour visiter le zoo de la Palmyre, un des seuls que je supporte (j’aime pas les zoos, je voudrais mettre en cage les visiteurs et inviter à manger les ours polaires).

Bon, la culture, c’est bien, mais il faut manger.
Évitez les terrasses du Cours des Dames, je n’y ai rien trouvé d’intéressant.
Dans la rue Saint-Jean du Pérot, par contre, plusieurs établissements côte à côte sont dignes d’intérêt.

Le Dit Vin, le bar à vins restaurant de Serge (05 46 27 50 23) propose, au verre et à la bouteille, les vins de la Maison des Maines, les nouveaux vins de l’ancien monde, comme l’étonnant Croix-Marron : on y mange bien, dans une ambiance sympa.
Il faut noter aussi, dans la carte des vins, un vieux Sydre fermier (oui, oui : un cidre, fait à l’ancienne, une pure merveille, surtout avec le camembert).

Juste à côté, comme qui dirait mitoyen, l’Aunis (05 46 41 03 00) : une excellente adresse (qui va bientôt paraît-il changer de patron : à suivre), une terrasse ensoleillée et une salle agréable, une cuisine simple et colorée, une carte des vins intelligente, avec, aussi, un vrai choix de vins au verre.
Je vous recommande ces deux adresses, comme je vous recommande, un peu plus loin dans la rue, les Quatre Sergents (05 46 41 35 80), le meilleur rapport qualité prix du quartier (le service et la déco sont au top, sous une verrière bien agréable), mais pas forcément le plus incontournable.

Dans la même rue, le bistrot de Rémi Massé (05.46.43.56.08), honnête restaurant aux prix raisonnables, et les Pérot Quais (05 46 41 43 68), spécialiste des assiettes composées (pas mauvais, mais un peu décevant).

Il y a aussi un glacier, Olivier, aux parfums qui font envie, spéculoos, huile d’olive, pêche de vigne et lavande, mais aux goûts peu prononcés, comme c’est souvent le cas de la glace italienne … n’empêche que LE glacier de La Rochelle, c’est Ernest !

Sur votre gauche démarre la rue de la Chaîne, dans laquelle se trouvait jadis mon coup de cœur : la part des Anges !
Jules n’est plus aux fourneau, le patron a changé : c’est désormais une adresse à éviter.
On n’y trouve plus les vins charentais du domaine de la Courtelière, mais ils sont servis à la bouteille ou au verre au Terroir, une très agréable et très recommandable adresse, à l’excellent rapport qualité-prix et à la carte originale (05 46 41 17 06) : c’est un des mes derniers coups de coeur !

Une bonne nouvelle ? Jules a ouvert à La Rochelle sa propre table, la cuisine de Jules : je l’ai raconté dans la Mèche n°5
(8 octobre 2010)

Les filles de La Rochelle se sont (enfin) trouvé un Jules
Les filles de La Rochelle se sont (enfin) trouvé un Jules !
Vous vous souvenez ? On les a jadis beaucoup chantées : elles avaient armé un bâtiment pour s’en aller vent arrière faire la course dedans les mers du Levant ?
Et bien, figurez-vous que ces jolies brunettes de quinze ans sont revenues vent devant jeter l’ancre dans la rade des Bons Enfants (il paraît qu’elles ont en route perdu leur avantage : il s’en serait – d’après ce qu’on raconte – allé la voile au vent).
Sitôt le trois-mâts amarré elles ont tout laissé tomber pour courir s’attabler chez leur Jules qui a ouvert sa Cuisine juste à côté du Marché (on peut l’apercevoir de dessus le gaillard d’avant) : faut reconnaître qu’elles ont bon goût, les filles de La Rochelle !
Chez Jules (qui tutoyait les Anges rue de la Chaîne) elles ont craqué pour le maki à la queue de bœuf et pour la brouillade d’œufs à la truffe d’automne.
Elles se sont pâmées devant le tartare saisi à la plancha.
Elles ont gémi de plaisir quand elles ont vu arriver les rognons du beau Jules qui ne sert dans son resto que des produits frais et de saison achetés sur le marché d’à-côté.
Chez Jules les vins ouverts sont au verre et la vanille de l’île Bourbon embaume la crème pas si brûlée que ça tandis que le marsala parfume le tiramisu.
Elles ont ensuite été se coucher à l’Hôtel de la Tour de Nesle pour regarder le soleil se coucher sur le Vieux Port en rêvant du beau Jules, de sa côte de bœuf et de sa véritable saucisse de Toulouse au râpé de truffe : avec Jules dans leur cambuse, elles auraient volontiers fait trois fois le tour de la terre, les filles de La Rochelle, avant de revenir vent devant jeter l’ancre dans la rade des Bons Enfants …

La cuisine de Jules, 5 rue Thiers, La Rochelle, menu à 26,50 euros, carte à partir de 40 euros

Un peu plus loin, le bistrot d’André (05 46 41 28 24), une institution locale pour les fruits de mer et pour les poissons, un resto plein de salles avec une grande terrasse, le seul à vendre les huîtres Gillardeau, qui sont à La Rochelle ce que les Papin sont à Angoulême (ce sont les noms des ostréiculteurs).

Si vous souhaitez quitter le quartier du Vieux Port, rejoignez la place du Marché et, ce serait dommage de le rater, Le Boute en Train (7, rue des Bonnes Femmes, 05 46 41 73 74), une très, très bonne adresse, un autre des mes récents coups de coeur !

Vous devez profiter de votre séjour pour apprécier, voire découvrir, les vins de Pays Charentais, de plus en plus excellents, comme ceux de mon ami Pascal Gonthier (les meilleurs de la région, sans aucun doute), le domaine de la Courtelière, la Maison des Maines et le superbe Plantier de Chipre -que j’adore- du Domaine Breuil Segonzac.
N’oubliez pas le Pineau et bien sûr : le Cognac !

Je vous rappelle -j’ose- que j’ai publié un petit livre sur le Pineau du coin, le Pineau des Charentes

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Où se reposer à La Rochelle ?

Mon hôtel préféré à La Rochelle, celui où je m’installe quand j’y viens ?
La Tour de Nesle, pour la qualité de son accueil, parce qu’il est sympa, confortable et bien situé, parce qu’il fait partie de Contact Hôtels, qui fédère 260 hôtels indépendants partout en France (et vous offre votre 12e nuit).
Soyons honnête, chez Contact Hôtels, le meilleur (Saint-Quentin dans l’Aisne, Cavaillon, La Rochelle, Nîmes …) côtoie parfois le pire !
Hôtel** La Tour de Nesle, 2, Quai Louis Durand, 05 46 41 05 86, à partir de 50 euros la chambre

Inter-Hôtel*** Saint Jean d’Acre, 4, Place de la Chaîne (sur le Vieux Port)
05 46 41 73 33

Le peintre Eugène Fromentin (1820-1876), natif de La Rochelle, a beaucoup voyagé en Afrique du Nord. Il en a ramené, entre autres tableaux peints sur place, « la chasse au faucon en Algérie, la curée » (1863). Le sculpteur Ernest Dubois a tiré de cette toile, à la mort d’Eugène Fromentin, la statue équestre d’un cheval arabe qui se cabre devant le buste de Fromentin, installé place des Petits Bancs : le bronze est l’exacte copie en trois dimensions de cette peinture. L’ensemble a été inauguré le 1er octobre 1905, mais, le 13 janvier 1943, le ministère de la production et de l’industrie décide de l’enlever pour la fondre : elle doit participer à l’effort de guerre ! Elle est heureusement épargnée, grâce à un capitaine des FFI qui veille à ce qu’elle soit toujours recouverte par d’autres, pour que son tour d’être livrée au pilon n’arrive jamais. Elle a repris sa place le mercredi 8 mai 1946, à 15 heures 30 précises.

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Une réponse à “escale à La Rochelle (Charente-Maritime)”

  1. orionot dit :

    Bonjour, Lors de l’un de vos prochain périple je vous suggère « la popotte de la mer » restaurant cour des dames. je n’ai aucun interrè ni de près ou de loin je suis juste une rochelaise cliente occasionnelle satisfaite de ce restaurant. il propose des plateaux de fruis de mer très corrects c’est rare sur le cour.
    Bonne continuation

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