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escale à Tallinn (Estonie)

Il n’existe pas (encore) d’office de tourisme d’Estonie en France, il faut consulter le site (en anglais) de l’Office du tourisme d’Estonie à Tallinn, ou celui (en anglais aussi) de l’Office de tourisme de Tallinn (téléchargez la plaquette de présentation, en français). Demandez par email la brochure « escapade à Tallinn » (en français) publiée en 2004 par le Bureau Touristique de la Ville de Tallinn (tourism.marketing@tallinnlv.ee), elle peut vous être envoyée en format .pdf

escale à Tallinn (Estonie) dans trucs & ficelles pdf escapadetallinn.pdf
sinon, la voici …

La Tallinn Card offre la gratuité dans les transports publics et dans 40 musées ou curiosités, des réductions, et une visite guidée gratuite de la ville : vous pouvez l’acheter à l’aéroport (chez Estair, Estravel, Go travel, Kaleva travel ou Wrsi travel) pour ne pas payer le bus qui rejoint le centre ville, à l’office de tourisme (au centre-ville), à votre hôtel ou sur le site de la Tallinn Card (de 22,50 euros les 24 heures à 29 euros les 72 heures, tarifs 2009)

La compagnie aérienne nationale, Estonian Air décolle de Paris Charles de Gaulle (terminal 2B) trois fois par semaine (à partir de 175 euros l’AR, tarifs 2009), mais interrompt ses vols pendant l’hiver (en 2009) : il faut alors décoller de Bruxelles (cinq vols par semaine, toute l’année, à partir de 170 euros l’AR). Informations & réservations au 0 825 000 509 (du lundi au vendredi de 9h à 18h), ou 0032 (2)712 6441 à Bruxelles (du lundi au vendredi de 9h à 17h30).

Pour rejoindre le centre-ville de Tallinn au départ de l’aéroport, empruntez (de 7h à minuit), le bus 2 (attention au retour, il ne faut pas confondre le bus 2 avec le trolley 2 et le tram 2 !), départ toutes les 15 minutes, prix : 15 couronnes (EEK), soit 1 euro (une course en taxi jusqu’au centre-ville coûte au maximum 100 EEK soit 6,50 euros, tarifs 2009)

Où dormir à Tallinn ?

Situés en centre-ville, à l’intérieur des remparts, les deux hôtels**** Schlössle, le Schlössle et le Saint-Pétersbourg, proposent de très jolies chambres, très confortables, de 215 à 235 euros pour 2, petits-déjeuners compris au Schlössle, de 130 à 150 euros pour 2, petits-déjeuners compris au Saint-Pétersbourg (tarifs 2009)

Les deux hôtels**** Meriton proposent des chambres confortables et fonctionnelles entre 60 et 200 euros (Grand Hôtel, à l’extérieur des remparts), entre 80 et 200 euros (Old Town Hôtel, à l’intérieur des remparts) : ils sont présents dans de nombreux forfaits vol + hôtel disponibles sur le Web.

Le Old Town est plus beau, plus raffiné, que le Grand Hôtel, ancien « palace » de l’ère soviétique réaménagé (la salle à manger en sort tout droit), mais le Grand Hôtel a un atout : il propose à ses clients de louer, pour deux heures, un sauna salon jacuzzi privé au prix de 600 EEK (une quarantaine d’euros). Imaginez : en fin de journée, vers seize heures, quand il commence à faire froid, quand le ciel s’obscurcit (nous sommes quand même très au Nord), vous rentrez à l’hôtel, vous vous délassez deux heures entre sauna et jacuzzi, vous êtes ensuite prêt à retourner en ville pour boire l’apéritif, par exemple au Stereo Lounge, pour dîner, pour ensuite vous balader dans les ruelles éclairées, désertées par les (rares) touristes …

Mon coup de cœur ? un étonnant petit hôtel, jeune, design et coloré, avec des faux airs d’auberge de jeunesse : simple et bonhomme, confortable, agréable et bien équipé, il offre un excellent rapport qualité-prix à quelques mètres de la ville médiévale (Uniquestay Hôtel***, de 50 à 80 euros la chambre avec petit-déjeuner buffet consistant, wifi gratuit, transferts aéroport possibles et conseillés)

Où bien manger dans la vieille ville ?

- Aed, 8, Rataskaevu, cadre moderne et cuisine écologique, autoproclamée « ambassade de la nourriture pure », 500 EEK/personne
- Vanaema Juures (Grandma’s Place), 10, Rataskaevu, une poêle sans commentaires sert d’enseigne à ce restaurant typique, 400 EEK/personne
- Gloria (gastronomique), 2, Müürivahe, un des meilleurs, des plus chers et des plus anciens restaurants de la ville, avec un étonnant bar à vins dans la cave
- Kuldse Notsu Körts, 8, Dunkri, sous l’hôtel Saint-Pétersbourg, 400 EEK/personne (ça sent un peu le piège à touristes … mais non)
- Must Lammas, restaurant Caucasien, 2, Sauna, 400 EEK/personne
- Troïka, taverne et restaurant russe (le restaurant est à la cave), 15, Raekojaplats, 400 EEK/personne sans l’indispensable vodka, mais avec les chanteurs et les musiciens
- Kloostri Ait, 14, Vene, 300 EEK/personne

- Eesti Maja, Lauteri (un resto populaire à quelques pas de la vieille ville)

Où boire un verre dans la vieille ville ?

- Café Chocolaterie Pierre´s Café, 6, Vene, dans la Cour des Maîtres, café, chocolat « maison », pâtisseries & petite restauration
- Bonaparte Café, 45, Pikk, café & petite restauration
- Kohvik Vana Tallinn, 6, Mere, (+372) 524 6700, pour déguster, chez elle, la Vana Tallinn, l’apéritif national à quelques mètres de la vieille ville, à côté de l’incontournable centre commercial Viru Keskus
- Kehrwieder Chocolaterie, 1, passage Saiakang : il y a six Kehrwieder à Tallinn

Mon coup de cœur ? le bar le plus moderne de la ville : canapés en cuir blanc, murs blancs, tables blanches, vaisselle blanche, serveuses en minijupe, écrans et animations lumineuses, idéal pour l’apéritif (craquez pour les assiettes de dégustation), pour manger un morceau dans une ambiance jeune et branchée, ou pour finir la soirée … (Stereo Lounge, 6, Harju)

Le geste citoyen
Pour rejoindre Tallinn au départ de Paris (1859 kilomètres), vous avez consommé 985 kilos de CO2, soit 0,5 fois ce que la terre peut supporter par personne et par an pour stopper l’accroissement de l’effet de serre : vous pouvez compenser cette surconsommation en versant 19,70 euros (6,69 euros avec la déduction d’impôts) à l’association action carbone, présidée par Yann Arthus-Bertrand

Jouluturg romantique à Tallinn
mon article paru sur ViaMichelin (22 décembre 2009)

Surtout ne pas rater l’apéritif local, la Vana Tallinn (40°), une savoureuse liqueur épicée et aromatisée aux herbes ! ne pas rater non plus la Viru Valge (40°), la vodka estonienne, qui est, avec la Koskenkorva finlandaise (40°), une des meilleures du monde, excellente avec le poisson, le saumon et les crevettes …

Marché de Noël à Tallinn
mon article paru dans Voyageur, un esprit d’ailleurs (n°8, 5 décembre 2008)

On raconte que c’est à Toompea, dans la vieille vieille ville, au jardin du Roi du Danemark, qu’est né en 1219 le drapeau danois, le Dannebrog. Il est descendu du ciel et les soldats danois du roi Valdemar II, revigorés, ont remporté la bataille qu’ils livraient contre les Estoniens, ce qui leur a permis de régner un siècle sur cette partie de l’Estonie. Une autre légende assure qu’à l’issue de la bataille, la tunique blanche du roi Valdemar était rouge du sang de ses adversaires, à l’exception de l’emplacement de sa ceinture et de son baudrier. Allez savoir …

L’Estonie tranquille
mon article paru dans Gazoline (20 janvier 2007)

Je reviens de Tallinn, là, tout juste, je viens d’atterrir : vous savez, chaque année, le coup du Marché de Noël ? en décembre, je vais passer quatre, cinq jours dans une ville du Nord, en général scandinave, je vous ai déjà emmené, vous vous en souvenez, à Copenhague, à Stockholm, à Bergen, à Helsinki …
Vous êtes de plus en plus nombreux à faire la même chose, à sacrifier à cette tradition (bravo), à m’envoyer des mails pour me raconter (merci).
Je fais d’ailleurs une spéciale dédicace au lecteur qui m’a récemment croisé sur les trottoirs d’Oslo, avec ma doudoune Gazoline : vous ne seriez pas Pierre-Brice, par hasard ?
Donc, je continue, j’élargis mon territoire, j’attaque les Pays Baltes, avant la Pologne et l’est de l’Allemagne (l’année prochaine, ce sera tout de même Oslo, puis Vilnius, Cracovie ou Dresde).

Ordonc, Tallinn, la capitale de l’Estonie, tout là-haut, là-haut, sur les rives de la Baltique, en face d’Helsinki (trois heures en ferry), à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg … C’est une petite ville fascinante, pas chère (difficile, à deux, sans se priver, de dépasser 40 euros au resto), magnifique, vivante, jeune, très moderne, branchée, éclectique, accessible (à partir de 400 euros les 4 jours, 3 nuits chez Voyageurs du Monde, 450 euros chez Opodo les 5 jours, 4 nuits, dans des hôtels que j’ai testé), magique … Je fais plus que vous la conseiller : je vous la recommande chaudement (à propos de chaleur, en hiver, n’oubliez pas votre petite laine).
Promis, même l’été, quand le Marché de Noël aura été remballé, vous ne le regretterez pas !
Le cœur de ville de Tallinn est médiéval, fortifié, avec des remparts, une église tous les cent mètres, une place, une tour, un escalier. La ville haute (Toompea), est la plus ancienne : on se promène, de nuit comme de jour, dans ses petites rues pavées, calmes et biscornues, pour admirer les façades roses, bleues ou vertes, très russes, ouvragées et décorées. Il faut, par exemple, suivre la rue Pikk jusqu’au numéro 46 : c’est l’ancien siège du KGB, dont les fenêtres, jadis, ont été murées, pour éviter que les interrogatoires musclés gênent les passants. Il faut aussi visiter la Cathédrale russe orthodoxe Alexandre Nevski, et assister, même en spectateur, à une messe (chaque soir vers 18 heures), pour se faire encenser par le Pope. En dessous, il y a la place de l’Hôtel de Ville (Raekoja Plats), où s’installe, en décembre, le Marché de Noël (Jouluturg). C’est un vrai marché, avec des artisans locaux (des vrais), du vin chaud, des gâteaux et des saucisses : fréquenté en majorité par des Estoniens, il se tient éloigné de l’attrape-touristes (pas de babioles Made in Asia). On magasine, on lèche-vitrine en toutes saisons dans les rues qui encerclent l’Hôtel de Ville. C’est le paradis des Antiquaires (avec des icônes russes en pagaille, des babioles soviétiques et des Kalachnikovs), des amateurs de fringues (pulls chamarrés ou vêtements en lin, gants et bonnets), des poupées russes multicolores, et de l’Ambre (cette résine fossilisée, autant minérale que végétale, dont on fait d’envoûtants bijoux).
Les pâtisseries sont légion, comme les cafés (kohvik), les restaurants, les galeries et les expositions d’artisanat local, de peinture ou de photo (entrée libre, toujours).
La rue Viru mène à la ville nouvelle, à la Galerie commerciale Viru Keskus et à la gare des autobus (il y a aussi un Stockmann, la grande enseigne finlandaise).

La boisson locale, c’est la bière (la Saku ou la LeCoq, des blondes légères), la vodka (la fameuse Viru Valge, aussi fruitée que la Koskenkorva finlandaise), la Vana Tallinn (un apéritif plutôt doux, très agréable, à base de plantes), et, pour Noël, le vin chaud aromatisé (le fameux Glögg).
Il y a aussi un équivalent local du Coca-Cola, fait de plantes macérées, le Kali : la première gorgée étonne un peu, la suite, très désaltérante, est agréable à boire.
L’été, pas loin du centre–ville, accessibles en bus ou en train, il y a des plages (et aussi des îles, à découvrir en bateau). L’hiver, quand la nuit tombe (vers 15 ou 16 heures), il faut se rabattre sur le sauna (dans mon hôtel, le Meriton, deux heures de sauna privé avec jacuzzi rien que pour vous : 35 euros). Tallinn a une vraie originalité : jeune, dans le coup, elle propose des tas d’adresses branchées pour boire un verre ou pour manger, comme le Stereo « beer colours », un bar lounge blanc comme neige (avec des jeux électroniques sur écrans géants), à la carte débordante de cocktails et de très bons trucs à grignoter avec l’apéro (ou carrément à manger), ou l’AED, l’ambassade de la nourriture saine et bio, basée sur la cuisine Estonienne. Il y a aussi des adresses plus classiques, des restos plus traditionnels, comme Grandma’s place (Vanaema Juures, en vrai), ou Eesti Maja (et plein, plein de bars à vins, de bars à bières, de musique Live). On peut aussi, à Tallinn, manger russe, au Troïka, une des meilleures tables de la ville (brasserie au rez-de-chaussée, restaurant au sous-sol, musique, chants et vodka à tous les étages), ou géorgien (au Must Lammas, avec vin géorgien et eau géorgienne), tadjik et azerbaïdjanais (au Bakuu), tout le Caucase est représenté !
Je pourrais vous en faire six pages, tellement j’ai aimé, je pourrais encore vous en raconter, des trucs, vous en donner, des adresses, je pourrais même vous y accompagner, si vous me le demandiez gentiment !
Une seule ombre au tableau : l’accessibilité de l’aéroport.
Déjà en avion, ce n’est pas simple (une vingtaine d’atterrissages par jour, peu de vols directs), en taxi, c’est l’arnaque assurée, en bus, si vous prenez le 2, vous y êtes en quinze minutes (mais encore faut-il choper le 2).
Faites gaffe à ne pas confondre le bus 2 avec le tram 2 (qui ne fait que s’en approcher) ou –c’était trop tentant, je l’ai fait–, avec le trolley 2 (qui s’en éloigne, pour vous permettre de visiter les banlieues populaires).
Faites vos achats en ville, il n’y a aucun produit local à l’aéroport (ni vodka, ni Vana Tallinn, nada).
L’Estonie est entrée dans l’Europe en mai 2004, elle n’a pas encore adopté l’euro (la monnaie locale est la couronne, 15 couronnes font un euro), il faut y aller vite, avant que la vie augmente, il faut y aller vite parce que Tallinn vous mérite et que vous méritez Tallinn !
Bonnes routes estoniennes !

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